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Ses objectifs post championnat et après

Le 15 octobre, la pilote de Red Bull Air Race Mélanie Astles a terminé la saison 2017 en Challenger Cup en devenant la première femme à gagner une course majeure en sport mécanique, sur le célèbre Indianapolis Motor Speedway. Maintenant la championne française fait face à une basse saison chargée, notamment entrainement pour les courses, shows aériens et formation de pilote de ligne. Suivez l’aventure…

Mélanie, pendant la saison 2017, vous avez travaillé dur pour obtenir votre première victoire, et c’est fait. Quel est votre objectif maintenant ?

Il y en a beaucoup ! Tout d’abord la cohérence. Le but pour la prochaine saison sera … je ne dirais pas monter sur le podium ou quelque chose de ce genre. Bien sûr c’est mon rêve de faire souvent le podium, mais il est clair que le niveau de tous les pilotes va monter l’année prochaine. Mon but sera de voler de manière constante avec une bonne vitesse d’entrée, des runs propres, avec style – comme danser sur le circuit, de manière souple, relaxée, précise et assurée.
J’ai déjà été aidée, mais j’aimerais être coachée par quelqu’un qui pourrait me conseiller sur les trajectoires. Peut-être en débriefant mes vols. Ce serait très utile d’avoir un feed-back de mes vols et quelqu’un qui pourrait vérifier mes données. Je voudrais affiner mes connaissances des trajectoires à suivre, afin d’être plus relaxée pendant le vol.

En parlant d’être relaxée, vous vous êtes concentrée sur votre état d’esprit pendant la saison. Quelque chose a changé à Indy ?

Je pense que la course à Indianapolis était fantastique, car à cause de la météo ma victoire était basée sur la Qualification – alors que je ne savais pas que ce serait en fait la course. J’ai développé de nouvelles techniques de respiration pour me relaxer, et ça m’a permis de sourire pendant la Qualif, comme si je chantais pendant la course. Cela m’a donné le sentiment et la connaissance de ce qu’il faut faire, c’est super de se sentir si légère et relaxée. C’est mon prochain objectif : apprendre vraiment la relaxation et pouvoir faire la course sans réaliser que c’est la course. Ce que je veux dire, mon subconscient ne devrait pas se dire que c’est la vraie course, car si je pense que l’enjeu est trop haut, cela fait monter la peur – la peur de perdre. Ce qui n’est pas bon. Je vais donc essayer de me relaxer plus, prendre du plaisir à voler et garder mon sourire intérieur sur le circuit. Ce serait super.

Vous nous avez parlé de votre préparation physique pendant la saison, mais comme nous parlons de vos objectifs, quel est votre but à ce sujet ?

Mon objectif est d’être encore en meilleure forme, et j’y travaille avec mon coach Romain Guillot. Nous travaillons ensemble depuis six mois environ, et ce n’est que le début. Nous allons consolider tout ce que nous avons fait jusqu’à présent comme base pour le futur. Actuellement je travaille à augmenter ma force fondamentale et aussi sur la flexibilité du corps. Le but est de se sentir bien et – le mot magique à nouveau – relaxée – en vol, et me sentir en forme pendant la semaine de la compétition. Quelquefois, le vol est très court, mais bien sûr le but est d’être parfait pendant la minute sur le circuit.

Avant Indianapolis, vous nous avez confié que vous alliez suivre une formation de pilote de ligne à Air France cet hiver. Comment ça se passe ?

J’ai vraiment beaucoup de projets !  J’ai rejoint Air France ce mois-ci, et c’est un énorme challenge car j’ai beaucoup à apprendre. Je vais mettre la course de côté quelques mois, et heureusement ma formation de Qualification de Type chez Air France est en hiver, donc parfait pour le calendrier de Red Bull Air Race.

Voler pour une compagnie aérienne était un de vos rêves d’enfant, n’est-ce pas ? Vous devez être très excitée.

Je suis très, très heureuse de pouvoir réaliser ce rêve. C’est une nouvelle aventure fantastique. La quantité d’informations à apprendre et assimiler est gigantesque mais mes instructeurs sont bien habitués à transférer leur savoir; ils font ce métier depuis de nombreuses années et ont des connaissances très approfondies sur les avions et les compagnies   aériennes. J’ai 35 ans. C’est le début d’une nouvelle vie. Et comme on l’a vu avec des pilotes comme Paul Bonhomme, Juan Velarde, Luke Czepiela et Florian Berger, être pilote de ligne est tout à fait compatible avec une carrière à Red Bull Air Race. Je suis très fière de représenter Air France autour du monde, et je suis sûre qu’Air France me soutiendra et m’aidera. Nous devrions avoir une super coopération.

 

Tout ça fait une sacrée liste d’objectifs à remplir. Y-a-t-il quelque chose que vous souhaitez ajouter ?

Je veux juste remercier tous mes sponsors, mon équipe et tous ceux qui travaillent en coulisse pour que je progresse et réussisse. Mon succès est aussi celui de tous ceux de mon équipe et mes soutiens, et nous en sommes heureux. J’espère que nous pourrons nous réunir pour célébrer, mais en attendant, merci à tous, aussi tous les fans et les supporters. Je suis sûre que nous ferons 10 fois mieux l’année prochaine, et que nous aurons encore plus de projets, dont certains que je ne peux pas encore partager. A suivre donc, et nous vous en parlerons très prochainement – pendant l’hiver.

 

C’est très intrigant, et nous sommes impatients d’avoir de vos nouvelles

Vous en aurez, et il y aura beaucoup de choses à dire. En attendant, merci à tous ! Au revoir et info à suivre bientôt !

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