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On prends des nouvelles de Mélanie en route pour Budapest…

Le temps s’est écoulé depuis la première course de la saison de Mélanie à Cannes où elle a fini 4ème. Cette semaine elle part à Budapest pour sa deuxième course de la saison. Voyons comment elle se sent en route pour la course ce weekend.

Mélanie, vous avez fini 4ème à Cannes chez vous, avec une pénalité de 2 secondes. Comment l’avez-vous pris ?

Bien sûr, j’étais déçue ; c’était à si peu de chose. J’ai dépassé les G’s autorisés dans le second VTM de 0.06g pour environ un centième de seconde et je ne pouvais pas le croire ! Sans ça, j’avais gagné la course !; mais les règles sont les règles et il faut savoir pousser ses limites. Je dis souvent on ne perd jamais, on apprend à gagner. Et c’est exactement ce qui s’est passé à Cannes. J’ai fait beaucoup de progrès donc j’ai vraiment hâte de retenter l’aventure ce weekend à Budapest !

Comment s’est passé le weekend à Cannes ?

C’était à la fois magique et stressant. Le public était fantastique, mon équipe et tous mes supporters étaient là et c’était super de ressentir leur énergie. J’ai apprécié le circuit et la baie de Cannes est idéale pour un tel évènement. Le temps était parfait, la mer transparente. C’était magnifique ! Au total, la semaine a été très intense et fatigante mais j’ai pris beaucoup de plaisir et j’espère être sur le podium l’année prochaine.

Mélanie, c’est dur de vous suivre car vous avez beaucoup volé depuis avril. Vous touchez rarement terre… ! Que s’est-il passé ?

Eh bien, après la course à Cannes, j’ai pris une grande décision, celle de mettre ma carrière de pilote de ligne en suspens pour l’instant. C’était une décision difficile à prendre, mais je ne pouvais pas être au top dans mon sport et en même temps être pilote de ligne. Depuis, j’ai donc décidé de participer au championnat de France de Voltige en juillet, et je vise le championnat du Monde en 2019.

Super nouvelles ! Comment se passe l’entrainement ?

Ça se passe bien, même si il reste peu de temps ! J’ai beaucoup de chance, car j’ai un super coach voltige, Pierre Varloteaux, qui m’aide à progresser très vite. Il connait tous les petits trucs qui rendent parfaite une manœuvre de voltige. Je suis heureuse de la façon dont les choses se présentent. Grâce à mon coach sportif Romain Guillot je suis en super forme physique et André Armand m’aide à rester mentalement calme et concentrée. Avec mon équipe, l’avenir me parait passionnant.

Quoi d’autre depuis Cannes ? Je crois savoir qu’il s’est passé quelque chose avec l’Armée Française, racontez-nous.

Je suis fière de dire que je suis Marraine de l’Escadrille des Services d’Aérodrome de l’Ecole de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre à Dax. Du contrôle aérien à la météo, l’escadron d’hommes et de femmes travaille en coulisse pour que nous puissions voler en toute sécurité. Je suis très fière de reconnaitre leur travail et leur dévouement. Une mention spéciale à François Pierre et l’équipe qui sont venus me supporter à Cannes !

Le tennis n’est pas votre sport normalement, mais vous êtes allée à Roland Garros cette année.

Je ne joue pas au tennis, mais Nathalie Simon, qui est une athlète que j’admire, m’a invitée pour un déjeuner avec Isabelle Kocher, la Présidente de Engie, et d’autres femmes qui ont réussi une belle carrière. C’était super de rencontrer d’autres femmes qui se sont battu avec succès pour être ce qu’elles sont aujourd’hui. J’étais honorée de cette invitation. Cerise sur le gâteau, j’ai pu voir Nadal jouer cet après-midi-là.

On vous a vue également à Monaco pour une soirée évènement. Une toute différente expérience.

C’est sûr, et j’ai été très honorée de recevoir la médaille d’argent pour réussite spéciale en aviation de The Air League Monaco, de la main de SAS le Prince Albert II de Monaco. Une belle soirée, pendant laquelle j’ai pensé à tous ces gens , amis et famille, qui ont cru en moi au fil du temps et qui m’ont aidée à être où je suis aujourd’hui. En quelque sorte, cette médaille est aussi à eux.

Vous aviez quitté Cannes après la course, un peu une star pour le public, et puis vous êtes revenue quelques jours plus tard…

Je ne me sens pas du tout comme une star, mais j’étais invitée au Festival du Film de Cannes. J’ai dû échanger ma combinaison de vol pour une robe de soirée ! J’ai foulé le tapis rouge et monté les marches au Palais des Festivals. Voir tous ces photographes, ces stars de cinéma, l’ambiance, eh bien, c’était quelque chose de complètement différent pour moi ! J’ai encore du mal à croire que j’ai vécu tant de choses en si peu de temps. Je suis reconnaissante à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ces évènements.

Le weekend dernier, vous étiez au Motril Air Show en Espagne pour votre premier show aérien de la saison. Racontez-nous.

Ce voyage a été une grande aventure, un weekend avec des gens super, que demander de plus ? 70000 personnes se sont déplacées pour nous voir. Si l’avion Eurofighter n’était pas passé après moi dans le show, je pense que je serais toujours là-haut en train de voler ! J’aimerais vraiment y retourner l’année prochaine et rester plus longtemps.

Une autre star a aussi croisé votre chemin récemment. Comment s’est passé la rencontre avec le légendaire Ari Vattanen ?

C’était incroyable ! Nous avons passé un super moment. C’est un acrobate en voiture et un homme absolument charmant. Je remercie BMW et tout le monde au circuit du Castellet qui ont œuvré à cet évènement.

Et donc, Mélanie, la suite.. ?

Budapest et je suis totalement concentrée sur la course ce weekend. J’ai beaucoup volé, je me sens très bien physiquement et mentalement : calme, confiante et concentrée. Mon équipe est derrière moi et j’ai vraiment hâte d’y être et de tout donner… donc

Smoke On… Smile On !

TO DREAM, TO FLY, TO INSPIRE… SMILE ON !