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Mel, un rêve devenu réalité à la vitesse du son

En janvier, Mélanie était en pleine formation à Air France. La date de sa première course Red Bull Air Race à Cannes approchant, prenons de ses nouvelles, ainsi que de la course, de son rêve devenu réalité… et de la vitesse du son !

Mélanie, parlons d’abord d’Air France. La dernière fois vous étiez en formation intensive de Pilote de Ligne et vous avez réussi votre Qualification de Type en janvier. Où en est votre formation ?

La formation ne s’arrête pas à la Qualification de Type. Depuis, j’ai fait de la formation en vol de ligne, qui est une période de transition où on gagne en expérience en volant sur des trajets normaux. J’ai appris toutes les procédures qu’un pilote de ligne utilise quotidiennement.

 

Pouvez-vous nous donner plus de détails ?

Eh bien, je pilote sur des trajets normaux avec passagers mais avec un instructeur qui m’enseigne toutes les procédures de préparation de vol et les nombreuses situations inhabituelles qui pourraient se présenter. C’est encore très intense. J’ai adoré mon premier vol avec passagers.

Comment combinez-vous votre formation avec votre préparation pour votre première course de la saison?

Air France m’a apporté beaucoup de soutien, en fait ils ont été fantastiques, en me donnant tout le temps nécessaire pour me préparer pour Cannes afin d’être au mieux de ma forme pour la course. Je me sens sereine maintenant car en excellente préparation physique et mentale pour la course.

 

Comment se passe cette préparation?

Très bien. Je vole avec mon Extra 330, en me réhabituant aux forces G. Je m’entraine avec mon coach sportif Romain Guillot. Je me sens vraiment bien en ce moment. C’est incroyable comme être en bonne forme rend tout plus facile. On voit mieux le côté positif des choses. J’ai aussi un coach à Paris qui m’aide à rester en forme quand j’y suis pour Air France.

Quelles sont vos impressions sur le fait de voler “chez vous” pour la course de Cannes? Est-ce que ça rajoute de la pression ?

Ça va être vraiment extraordinaire c’est sûr ! C’est la première course RBAR en France. C’est pratiquement chez moi, et je suis la seule femme. Je m’attends à beaucoup attirer l’attention, mais en même temps je dois me concentrer sur la course. André Armand m’aide sur ma préparation mentale qui est aussi très importante. Je suis heureuse car mon équipe sera avec moi pour m’aider à garder le focus sur ce que je dois faire pour bien voler. Je suis très excitée et ce sera une fantastique aventure.

 

Vous nous aviez dit la dernière fois que votre souhait était de monter en Master Class. Où en est ce projet ?

Ça prend forme doucement. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui veulent vraiment m’aider et le projet avance. Tout est plus structuré autour de moi. C’est agréable de pouvoir compter sur des tiers pour faire les choses plutôt que de tout régler seule moi-même. C’est encore tôt, mais il y aura du nouveau prochainement.

Dans le titre on mentionne « un rêve devenu réalité » , pouvez-vous nous en dire plus.

Quand j’étais petite je rêvais de devenir pilote de chasse. Je regardais le ciel et j’en rêvais. Ce n’est jamais arrivé ; je pensais que c’était impossible car j’étais une femme. Mais il y a quelques jours, j’ai été invitée par l’Armée de l’Air pour faire un vol dans un avion biplace Rafale à Mont de Marsan. Je ne pensais pas qu’un jour une telle opportunité se présenterait. Ce fut la sensation la plus extraordinaire de ma vie, un moment inoubliable. J’ai même pu piloter moi-même le Rafale dans un combat aérien.

 

Quelles sont les sensations de voler à la vitesse du son?

Exhilarant ! Impossible de décrire la puissance, la sensation de vitesse. Nous sommes passés en Mach 1.00, puis nous avons dépassé « l’ennemi », un autre Rafale, et nous avons fait un combat aérien. Je n’y crois toujours pas ! Puis nous sommes passés à basse altitude, ce dont j’ai l’habitude en course, mais nous volions à une vitesse trois fois supérieure. J’ai le plus grand respect pour les pilotes qui volent si bas et si vite.

Est-ce qu’il est donné à n’importe qui de devenir pilote de chasse, en particulier les femmes?

Oui. Tout le monde peut essayer. Hommes ou femmes de moins de 25 ans peuvent postuler pour devenir pilote à l’Armée de l’Air. Comme partout, c’est beaucoup de travail et il faut de la persévérance et des sacrifices. Mais si vous avez la volonté, alors tout est possible.

 

Voulez-vous rajouter autre chose?

Je voudrais remercier l’Armée de l’Air pour avoir réalisé mon rêve, et en particulier le personnel de la base aérienne BA118 Mont-de-Marsan qui m’ont accueillie à bras ouverts. Et aussi je voudrais envoyer un message à tous les jeunes hommes ou femmes qui comme moi, rêvent de voler. Croyez en vos rêves, travaillez dur, et vos rêves seront réalité.

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Pour mes fans, à bientôt à Cannes !

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