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Mel commence bien la Nouvelle Année!

En octobre dernier, Mélanie Astles a réalisé un de ses rêves d’enfant en devenant pilote de ligne à Air France, une des compagnies les plus prestigieuses au monde. Elle va nous parler de ses progrès et aussi de ses projets et idées pour la prochaine saison. Petit résumé.

Mélanie, on s’est quittés la dernière fois au tout début de votre formation à Air France, vous avez été très occupée. Comment ça se passe ?

C’est très intense, passionnant et franchement épuisant. Je n’ai pas pu trop me préparer avant à cause de mes courses, donc j’ai eu beaucoup de cours théoriques en même temps que les séances au simulateur. Les journées étaient longues et très très intenses. Se lever à 2h30 du matin pour aller faire un vol en simulateur était déjà un challenge. Mais je suis heureuse d’annoncer que j’ai réussi ma Qualification sur A320 le 2 janvier. Quel merveilleuse façon de commencer la Nouvelle Année !

 

Félicitations! Voler en simulateur était une nouvelle expérience pour vous, je pense?

Oui, pour moi ce n’est pas la même sensation que voler dans un vrai avion, mais c’est le meilleur moyen d’apprendre les systèmes de l’avion et les nombreuses procédures nécessaires pour voler. Les instructeurs ont été fantastiques et m’ont beaucoup aidée. J’ai été impressionnée par leur enthousiasme et leur professionnalisme bienveillant.

Ça change de votre façon de voler habituelle, n’est-ce pas?

Tout à fait ! La voltige ou les courses Red Bull Air Race me donnent plutôt une sensation de faire corps avec l’avion. Je ressens ce que fait l’avion et je suis vraiment connectée avec lui. Un avion de ligne est, comment dire, beaucoup plus gros et vous passez la plupart du temps à vous assurer qu’il fait ce que vous voulez qu’il fasse. Je pense qu’un des principaux changements pour moi ce sont les contrôles de vol électroniques et le manche sur le côté. C’est une sensation totalement différente de ce que je connais, mais mon expérience de pilote de voltige finalement m’aide beaucoup. Mais après avoir volé tant d’heures dans le simulateur, c’est une seconde nature chez moi.

Revenons à la Air Race et la prochaine saison. Une  course est annoncée  à Cannes, en France. Que ressentez-vous ?

J’ai vraiment hâte d’y être. Comme je l’ai dit le mois dernier, ce sera un immense évènement pour moi. Je compte sur tout le monde pour venir m’encourager et me m’envoyer beaucoup d’énergie positive. Je vais donner mon maximum tout en volant en douceur. L’endroit et le circuit sont nouveaux pour toutes les équipes, aussi ce devrait être une course passionnante.

Les deux dernières saisons, vous avez fait les courses sur l’Extra 330LX, mais la saison prochaine Red Bull a changé pour le Edge 540. Comment cela va-t-il vous affecter ?

Nouvel avion, nouvelles règles, nouveau jeu ! Ce sera intéressant de voir le comportement de tous avec le Edge. C’est un super avion et il est plus performant que l’Extra . Même si j’ai fait 3 podiums l’année dernière, je devais en fait travailler pour rattraper les autres compétiteurs qui avaient plus d’expérience que moi en course avec l’Extra. J’ai hâte de participer à la prochaine saison car le terrain de jeu sera plus égal et rendra les courses encore plus passionnantes pour le public.

 

 Vous allez courir chez vous devant votre public pour la première fois. Y a-t-il une préparation spéciale pour ça ?

Etre en compétition devant son public peut provoquer une pression psychologique  supplémentaire chez un athlète. Je ne souhaite pas cela, je vais donc continuer ma préparation mentale pour la course; mais la moitié de cette préparation c’est d’être physiquement au top; je vais donc passer mon hiver à me préparer avec mon coach Romain Guillot. Etre dans la meilleure condition physique et relaxée mentalement est essentiel pour gagner, et c’est mon but cette année.

En dehors de devenir le meilleur pilote possible physiquement et mentalement, de quoi avez-vous besoin potentiellement pour monter en Classe Master qui constitue le Championnat du Monde ?

Par exemple, un autre de mes objectifs est de trouver des partenaires pour pouvoir envisager la création d’une équipe Master Class. Bien sûr, cela demande des ressources financières, que nous essaierons de concrétiser en 2018, et faire du mieux pour développer ce business et le faire prospérer dans le futur. Je vais travailler dur pour encore améliorer le retour sur investissement pour de potentiels partenaires.

 

Ce qui signifie?

Offrir aux sociétés une excellente visibilité, et aussi la possibilité d’inviter leurs clients aux shows aériens et aux courses. Je pourrais passer la journée avec eux, présenter des discours d’ouverture. Et bien sûr je pourrais porter un logo de société ou leurs couleurs sur mon casque et bien sûr sur l’avion lui-même.

Est-ce que cela vous ennuie de devoir penser au côté business de la compétition ?

C’est une réalité pour les pilotes Master Class, et en fait c’est une réalité dans tout sport mécanique majeur. De plus, ce n’est pas juste du business. Pour les partenaires, c’est faire partie d’une grande aventure et une belle histoire, faire partie de l’Histoire et quelque chose de nouveau – faire partie de l’Equipe dream, fly, inspire. Les sociétés tentées par l’aventure peuvent me contacter.

 

Vous mentionnez les shows aériens. Vous n’en avez pas fait en 2017. Est-ce que cela va changer ?

Oui ! Un autre objectif est de participer à des shows aériens cette année. Je me prépare donc à annoncer ma présence dans des shows aériens majeurs en Europe. Bien sûr, là aussi, si des partenaires veulent me soutenir pour participer à un show aérien, ils peuvent me contacter.

Avez-vous d’autres messages pour nous?

Bien sûr ! Je voudrais souhaiter à tous mes fans, amis et sponsors une très bonne année et j’espère vous voir tous à Cannes en avril pour ma première course de la saison !

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Happy New Year !
de Mel et du team…

TO DREAM, TO FLY, TO INSPIRE… SMILE ON !

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